Ma parfaite vie imparfaite

Êtes-vous heureux de la vie que vous menez ? Vivez-vous la vie que vous souhaitiez ? Est-elle aussi parfaite que vous l’espériez ? Ou êtes-vous découragé des rebondissements qu’elle vous fait vivre ?

J’ai 28 ans, pas de conjoint, pas de fréquentation, pas d’enfant.

Mais j’ai un emploi stable. J’ai dû abandonner mon domaine d’étude pour l’avoir, cet emploi, par contre. Oui, car j’ai d’abord étudié en mode. Mais je ne voulais pas aller à Montréal pour percer. J’ai donc décidé de m’envoler vers le domaine de la santé. J’ai réussi à prendre de l’expérience dans quelques fabuleuses cliniques. Mais aucune ne pouvait m’offrir de permanence. J’ai donc dû faire un choix. Je poursuis ainsi, de remplacement en remplacement, cinq jobs en même temps, ou si je change de carrière ? Puisqu’une vie ne peut être bâtie sur des peut-être que, j’ai fait le choix de changer d’orientation. Je ne traite plus mes patients, ils sont devenus mes clients. Au lieu de les côtoyer en tête-à-tête, un téléphone et plusieurs kilomètres nous sépare.

Et est-ce que je le regrette ? Du tout. J’adore mon emploi. Et mon expérience m’aide beaucoup. J’ai également une bonne équipe autour de moi. Des collègues qui m’aident et apprécient mon travail, mon expertise. Bref, j’ai un emploi qui me donne la motivation pour me lever le matin.

Et malgré ce bel aspect de ma vie, une surprise inattendue m’a téléphoné. Sans crier gare. Mon métier de rêve, cet emploi parfait, était à la recherche de quelqu’un comme moi. J’attends encore des nouvelles de ce bel organisme, ils étudient mon dossier académique. Mais je suis positive. Je sais que je peux leur être très utile.

J’ai un bel appartement. Il n’est pas parfait, un peu bordélique, je l’avoue. Mais il me ressemble. Non pas que je suis bordélique de nature… Quoi que, oui, à bien y penser. Je vis seule alors ça n’embête personne. Fort heureusement. Et je m’y sens bien. Je m’y sens chez moi. Tranquillement, il prend forme et s’embellit.

Je n’ai pas d’enfant. Je n’ai pas encore eu cette chance. Mais je suis matante de 8 petites merveilles. Chaque moment en leur présence me rappelle à quel point c’est une avenue cruciale dans un futur rapproché. Chaque accolade, chaque bisou me remplissent le cœur d’un amour inconditionnel. Je ne peux tout simplement plus imaginer ma vie sans eux.

Je n’ai pas d’amoureux. J’ai perdu l’amour de ma vie. Je n’étais pas celle qu’il espérait. Ou je n’ai pas accepté de le devenir.

Avant lui, je suis sortie 4 ans avec un homme. Celui que je croyais qui serait le père de mes enfants. Lui aussi, croyais que je le serais, mais il n’y avait plus d’amour. Plus d’espoir. Ça n’a vraiment pas été facile de le perdre. Ça m’a pris du temps l’oublier. Mais j’ai réussi, par moi-même, sans l’aide d’un autre homme. Et quand j’ai connu Lucky Luke, j’ai bien compris la différence de relation. J’ai compris pourquoi ça ne pouvait pas marcher avec mon ex.

J’ai eu beaucoup de fréquentations dans ma vie. Des belles, des moins belles. Certaines à oublier, d’autres qui resterons gravé dans ma mémoire à jamais. Mais chacune d’elle a été un coup dur au moment de tourner la page. J’aurais aimé en avoir beaucoup moins, trouver rapidement l’homme qu’il me fallait. Mais la vie en a décidé ainsi. J’avais quelque chose à vivre avec chacun d’eux.

Parlant de fréquentation… J’ai fréquenté un être merveilleux durant 1 mois. Mais il n’était pas le bon. Et je n’étais pas la bonne pour lui non plus. Nous avions envie d’essayer. Et c’est ce que nous avons fait. Et nous ne le regrettons jamais. Nous sommes restés en bons termes et je sais que ce restera le cas. D’ailleurs, j’ai pu compter sur lui cette fin de semaine. Pour une énième fois, je l’ai appelé en pleurant et il tout laissé tomber pour venir me consoler.

Je n’ai peut-être pas l’amour d’un homme, mais j’ai celui de ma meilleure amie. Celle qui sera toujours là pour moi. Celle qui ne me jugera jamais. Celle qui fera toujours tout pour que j’aille bien. Qui me défend quand elle en ressent le besoin. J’ai l’amour de mes amis, mes vrais. J’ai la chance d’en avoir des fabuleux. Et j’ai celui de ma famille. Eux qui ne me quitteront jamais. Les êtres les plus importants dans cette vie parfaitement imparfaite.

Quand j’étais plus jeune, je ne croyais pas que ma vie ressemblerait à ça, à 28 ans. Je croyais que j’aurais un mari, des enfants, une maison, peut-être même un chien ou un chat… ou un furet. Mais suis-je déçue pour autant ? Absolument pas.

Je suis heureuse de la vie que je mène. Je suis heureuse du chemin que j’ai parcouru. Des embûches que la vie m’a fait traverser. Je sais que la vie n’est pas toujours rose. Mais je sais aussi que le meilleur est à venir. Il suffit d’y être ouverte et de profiter de chaque moment.

Non, ma vie n’est pas parfaite. Mais c’est bien parfait ainsi.

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